Chaque année, à la veille de Halloween, ça recommence. Les journalistes qui sonnent à la porte, les lettres que le père de Denny brûle dans le lavabo, et le téléphone qui sonne, le jour, la nuit, surtout la nuit. Que s'est-il passé le 31 octobre, il y a vingt-cinq ans ? Qui harcèle le père de Denny ? Et surtout, pourquoi continue-t-il à répondre au téléphone ? Pourquoi refuse-t-il de se mettre sur la liste rouge ? Ce n'est pas normal de devoir déménager presque chaque année parce que la vie est devenue impossible. Et ce n'est pas normal, quand on a seize ans, de ne pas avoir le droit de répondre au téléphone. Seize ans, l'âge qu'avait son père quand la chose est arrivée. Ce jour-là, Denny est seul au moment où la sonnerie retentit. Au fond de lui-même, il a déjà décidé qu'il braverait l'interdiction. Mais il ne sait pas que maintenant, c'est justement à lui que les appels s'adressent.
Mon avis :
Je l'ai moins aimé que les autres décrits dans cet article. peut-être parce que je l'ai lu plus tôt et que je n'étais pas encore habituée à livre des livres "à la Cormier". Mais bon, ça reste un bon livre quand même !!
Le vrai directeur de l'école de Monument, c'est Archie Costello, grâce à son organisation secrète, les Vigiles. Il contrôle tout, même la vente annuelle de chocolats. Personne n'a jamais osé s'opposer à lui, jusqu'à l'arrivée du nouveau, Jerry Renault, un garçon plutôt réservé.
Mon avis :
Digne d'un livre de Cormier : suspence, angoisse, intrigue, envie de vite arriver à la fin. Les livres de Cormier sont des livres qui marquent, des livres qui ne laissent pas indifférents. J'aurais beaucoup aimé rencontrer cet auteur ...
A Frenchtown (le quartier français de Monument), un jeune homme marche, la tête inclinée vers le sol. Il porte une casquette des Red Sox. Une écharpe couvre le bas de son visage. Les passants ont du mal à dissimuler leur dégoût lorsqu'ils le croisent. Il arrive même qu'ils changent de trottoir. Son nom est Francis Joseph Cassavant. Il revient de la guerre et une grenade l'a défiguré. En 1941, Francis n'était pas en âge de devenir soldat de l'armée américaine. Et pourtant, il ne pensait qu'à une chose : partir. Peut-être même mourir. C'est pourquoi il a falsifié son extrait de naissance. Deux noms suffisent à expliquer ce geste inconsidéré : Larry LaSalle et Nicole Renard, deux grandes figures qui ont marqué son adolescence et qu'il a voulu fuir. De retour dans sa ville natale, Francis s'est donné pour mission de retrouver Larry et de le tuer. Il veut le faire payer pour tout ce qu'il a saccagé. La mémoire de Nicole. La sienne. Dans le monde sans visage de Francis Joseph Cassavant, on ne brise pas deux vies impunément.
Mon avis :
Un bon souvenir. Une belle histoire d'Amour racontée par Cormier, pas si facile que ça. Des larmes ...
Henry ne s'est pas méfié assez tôt de M. Hairston, l'épicier chez qui il travaille comme garçon à tout faire. Il le trouvait seulement désagréable, médisant et un peu étrange. Et puis, de toute façon, il voulait garder ce boulot parce que son salaire, si maigre soit-il, était le bienvenu à la maison, et aussi parce qu'il ne voulait plus passer ses journées seul avec un père muré dans la tristesse et le silence. Mais il n'aurait rien fallu dire à M. Hairston. Il n'aurait fallu se laisser aller à aucune confidence. Il n'aurait surtout pas fallu parler du vieil homme qui habite à l'asile d'aliénés. Maintenant, Henry connaît le vrai visage de M. Hairston mais il est trop tard. Il est prisonnier comme une souris en cage.
Mon avis :
Ici, on retrouve l'ambiance que Cormier crée le mieux : la peur, l'angoisse, la rage au ventre. Il décrit si bien les sentiments qu'on ressent exactement ce que les personnages ont pu ressentir.
Trent ne fait que son métier, mais il le fait bien... Son métier consiste à interroger des suspects. Avec patience, intelligence, tact et malice, avec art. Jusqu'à ce qu'ils avouent leur crime...
Une petite fille vient d'être assassinée, l'enquête n'a mené à aucun suspect et n'a rassemblé aucune preuve. La police fait alors appel à Trent ...
Mon avis :
C'est un livre qui ne m'a pas laissée indifférente, au contraire ... Je ne l'oublierai pas. L'intrigue est très bien construite et on est en permanance sous tension, sous pression. On est avide de savoir le dénouement de l'histoire et une fois qu'on l'a ... Je vous conseille fermement ce livre et tous ceux de ce super auteur. Celui-ci est sa dernière composition.
Dans quelques jours, Eric Poole sera libéré du centre de détention pour mineurs où il a été incarcéré pendant trois ans pour le double meurtre de sa mère et de son beau-père. L'inspecteur Proctor pense qu'il a peut-être tué d'autres personnes, des jeunes filles, mais il n'a aucune preuve. Il est décidé à le surveiller de très près. Une autre personne va guetter les faits et gestes d'Eric. Elle s'appelle Lori. Elle a rencontré Eric une fois, le jour de ses douze ans. Elle pense qu'il lui a peut-être sauvé la vie, ce jour-là. Elle est en fugue mais elle ne quittera pas la ville avant de l'avoir revu. Elle est prête à l'aimer, elle l'aime déjà.
Mon avis :
C'est aussi un de mes livres préférés. Un peu tordu, avec des détails surprenants (je pense au trou dans la bouche du chanteur ... :p) J'aime la fatalité de ce roman. J'aime le fait que Lori aime Eric. J'aime toute l'histoire.
Les véritables héros de ces neuf nouvelles, ce sont les pères. Pères courageux et meurtris de l'époque de la Grande Dépression, pères prospères et conquérants des années soixante-dix... Pères travailleurs, hâbleurs, buveurs, et bons vivants. Pères taiseux, maladroits, pleins de faux pas et de regrets. Père mystérieux et amoureux sur qui son fils mène une enquête attendrie. Père raté et divorcé qui ne sait pas dire à sa petite fille qu'il l'aime. Père vieillissant et nostalgique qui ne veut pas voir sa grande fille quitter la maison pour la fac et la vraie vie. Père raciste et intolérant qui finit par reconnaître que la fiancée de son fils n'est pas qu'une ennemie héréditaire. Père fidèle et modèle qui se surprend à envier son meilleur ami de tout plaquer pour une fiancée de vingt ans sa cadette... Dans ces neuf nouvelles en partie autobiographiques, Robert Cormier est tantôt le fils, tantôt le père. Et pour la première fois, en avant-propos de chacune, il livre des anecdotes, des souvenirs et des bouts de ficelles de son art.
Mon avis :
Dans celui-ci, ce qui sort un peu de l'ordinaire, c'est qu'on retrouve le point de Cormier, qu'il explique comment il a construit ses nouvelles, quels éléments sont un peu autobiographiques. C'est très chouette à livre, même s'il sort un peu de osn univers, si je puis dire.
De Cormier, j'ai aussi eu la chance de lire "L'éclipse" une brique très vite dévorée, un super livre, digne de Cormier ; "Je suis le fromage" que j'ai eu du mal à comprendre, mais dont la deuxième lecture m'a bien plu et "Après la première mort" un livre génial avec du terrorisme, de l'amour, des histoires familiales, ...
Voilà, un article en l'hommage de Robert Cormier, un si bon auteur qui m'a permis de m'évader bien des fois.