Cet acte en apparence anodin me rappelle toute une série de souvenirs.
Quand j'ai reçu de mes grands-parents paternels mes petites boucles d'oreilles dorées en forme de papillons. C'était, je pense, à Noël. Elles étaient protégées dans une minuscule boîte vert foncé remplie de mousse. J'étais tellement heureuse ! En forme de papillon en plus. J'adorais les papillons. Je m'y suis intéressée parce qu'Orson les aimait. Maman m'avait acheté un livre - qui est toujours dans ma bibliothèque - sur les différentes sortes dans le monde. J'ai vite préféré les insectes volant dans les champs à ceux que mon amoureux d'alors avaient épinglés dans une armoire. Et c'est resté. J'ai toujours ces boucles d'oreilles, je les mettrai demain.
Quand, à Pâques, j'ai reçu les boucles en dauphins. Pas que j'adore les dauphins, mais j'aimais le bijou, allez savoir pourquoi. Je me souviens que mes parents avaient peur que je sois jalouse du cadeau de Lise parce qu'elle recevait quelque chose de plus "gros". Mais j'adorais et j'adore toujours qu'on m'offre des bijoux, surtout des boucles d'oreilles. Et pourtant, je n'y fais même pas particulièrement attention chez les autres.
Quand, en première secondaire, j'ai dû chanter devant la classe, forcée par un prof d'EDM. J'avais des boucles d'oreilles que j'appréciais beaucoup, composée de deux tiges de fer entrelacées. J'étais rouge pivoine et je n'arrêtais pas d'y toucher quand je "chantais" cette chanson d'Indochine. Un souvenir un peu noir pour un si beau bijou.
Quand je les ai percées en juillet avant de répondre à cette invitation de mon futur beau-papa pour aller aux thermes d'Amnéville (là un bon souvenir par contre, pour de moins jolies boucles d'oreille !). Dans de l'eau un minimum salée qui apparemment cicatrise mieux les piercings.
Celles d'Afrique du Sud, du Brésil, de Bruges, d'Equateur, de Bruxelles, de République Dominicaine...
Et d'autres souvenirs liés à tout ça :-)