Le temps des cerises * Le vent nous portera * L'appartement * Fin de siècle * Homme pressé * Lost [ ou Laure ne se lassera jamais de Noir Désir ;-) ou encore le titre qui n'a rien à voir avec l'article]

Le temps des cerises * Le vent nous portera * L'appartement * Fin de siècle * Homme pressé * Lost [ ou Laure ne se lassera jamais de Noir Désir ;-) ou encore le titre qui n'a rien à voir avec l'article]
Escume : les joies du cinéma

Ce
s dernières semaines, les salles obscures nous ont présenté trois merveilles, uniques en leur genre : un film d'animation, un comédie dramatique sur fond de musique classique et un bijou signé Jean-Pierre Jeunet.

Commenç
ons par « Up » de Pixar qui nous plonge dans la vie de Carl, vieux grincheux refusant de vendre sa maison à des promoteurs immobiliers. Ces derniers construisent tout autour de sa demeure de grands immeubles sans identité ni personnalité... Contraint de déménager à cause d'une broutille, Carl décide de aliser son rêve : s'envoler avec sa maison et s'implanter en Amérique latine. Cependant, il ne pensait pas que Russell, jeune scout d'une dizaine d'année, décollerait avec lui...
Une histoi
re palpitante, pleine de rebondissements et de rencontres rigolotes. Une fois de plus, Pixar réalise un chef-d'oeuvre !

« 
Le concert » de Radu Mihaiheanu est d'un tout autre genre : nous sommes en Russie et nous suivons l'histoire d'Andrei Filipov. Celui-ci était le chef d'orchestre du Bolshoi sous Brejnev. Il a éconsidé comme « opposant du régime » parce qu'il n'a pas voulu se séparer de ses musiciens juifs dont son meilleur ami, Sacha. Brejnev l'a interrompu au milieu de la représentation du concerto pour violon de Tchaikovsky qu'ils travaillaient depuis des années ; il a brisé la carrière de tout l'orchestre. Les anciens membres aujourd'hui se débrouillent et vivent de petits boulots alors qu'ils sont des artistes. Un jour, Andrei, qui depuis lors est homme de ménage au Bolshoi, tombe sur un fax invitant le Bolshoi à jouer deux semaines plus tard dans le prestigieux Théâtre du Châtelet, à Paris. Andrei décide alors de rappeler ses anciens compagnons de route et leur propose de se faire passer pour le Bolshoi afin de jouer le concerto resté inachevé...
Un film
époustouflant alternant passages drôles et émouvants. Un film qui vous donne envie d'aller emprunter tous les disques de musique classique de vos grands-parents et de vous réserver une place au Théâtre du Châtelet. Un film qui vous secouera et que vous n'oublierez pas de si tôt.

Passo
ns, enfin, au superbe « Micmacs à tire-larigot » qui réunit, pour notre plus grand plaisir, une foule de personnages atypiques. Bazil, notre héros, dont le père décède, alors qu'il n'a que neuf ans, dans l'explosion d'une bombe à sous-munition. À cause d'une balle perdue qui atterrira dans son front, il perd son travail et se retrouve à la rue. Il est alors recueilli par une étrange famille : Placard, survivant de la guillotine ; Calculette qui, comme son nom l'indique, sait tout compter en des temps records ; Remington, grand homme noir, s'exprimant presque uniquement par expressions ; Fracasse qui ne rêve que d'être dans le « Livre des Records » ; la Môme Caoutchouc contorsionniste amoureuse de Bazil et Tambouille qui les a tous recueillis suite à la perte de ses filles, des jumelles, dans le palais des glaces. Tous ensemble, ils vont aider Bazil à se venger des deux fabricants d'armes qui ont bouleversé sa vie.
Une
grande merveille ! On sort de la salle le sourire aux lèvres, encore un peu dans l'univers de Bazil et ses acolytes. Un film à voir et à revoir, puisqu'on retrouvera toujours des détails qu'on n'avait pas encore remarqués ; cela rend le film complet, un peu magique. Le tout est rythmé par une musique très agréable et un jeu d'acteur sensationnel. Bref, on a adoré !
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 12:30

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 12:56

20 ans

20 ans
20 ans. Tout a défilé si vite. Elle commence bizarrement cette année. Bataille pour des châssis. A en vouloir changer d'appartement :-(. Elenie, notre soleil dominicain depuis deux mois. Mon homme toujours aussi attentionné, parfois trop, mais qu'est-ce que j'adore qu'il soit là. Mes souvenirs, bons ou mauvais, qui, avec le temps, finissent presque tous par devenir bons. Ou alors je zappe les mauvais. Nostalgique un jour ... Des maux d'estomac perpétuels. Gastroscopie. Grippe. Je dois avoir des anti-corps d'enfer maintenant. Une famille bizarre, drôle, agréable. Une nouvelle famille de l'autre côté de la Belgique, si accueillante :-). Se serrer les coudes. Cuisiner. Y prendre gout. Beaucoup ! Mes études, mes travaux. Les apprécier, surtout bien accompagnée :-p. Se demander comment on fera l'an prochain. Revoir les vieux amis. S'en faire des nouveaux, des fous, passionnés de Langues Anciennes, qui comprennent tout de suite de quoi on parle quand on sort de la Bibli :-D Des joueurs ! Des samedis à aider Maman à déballer des caisses et à encoder des marionnettes toutes douces. London Calling à 2. L'achat du Mac. L'addiction. Les manques. Ceux qu'on devrait/aimerait voir plus souvent. Reparler à ceux à qui on ne sait plus vraiment quoi dire. Pour apaiser la situation. Et lever les yeux au ciel intérieurement. Et s'endormir en se rappelant de mes histoires d'amour et mes anciens princes charmants. Parce qu'après un an et demi, je suis toujours emballée par la vie quotidienne du couple qu'on forme :-) Mais si j'arrêtais de faire des insomnies, ce serait mieux !!

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 20:37

Ogres de Barback * Au café du canal (quelle magnifique chanson :-))

Ogres de Barback * Au café du canal (quelle magnifique chanson :-))
Chez la jolie Rosette au café du canal,
Su
r le tronc du tilleul qui ombrageait le bal
On
pouvait lire sous deux c½urs entrelacés
Ici
on peut apporter ses baisers,
Moi
mes baisers je les avait perdus
Et
je croyais déjà avoir tout embrassé
E
t je ne savais pas que tu étais venue
E
t que ta bouche neuve en était tapissée
La cha
nce jusqu'ici ne m'avait pas sourit
Sur
mon berceau les fées n'se penchaient pas beaucoup
Et chaque fois que je tombais sur un carré d'ortie
Y'avai
t une guêpe pour me piquer dans le cou
Pourtan
t ma chance aujourd'hui elle est là
So
us la tonnelle verte de tes cils courbés
Quand
tu m'as regardé pour la première fois
Ma vieille liberté s'est mise à tituber

Nous
étions seuls au monde dans ce bal populeux
Et d
'une seule main j'emprisonnais ta taille
Tes s
eins poussaient les plis de ton corsage bleu
Ils ont
bien faillie gagner la bataille
J'aime le
ciel parce qu'il est dans tes yeux
J'ai
me l'oiseau parce qu'il sait ton nom
J'aime ton
rire et tous ces mots curieux
Q
ue tu viens murmurer au col de mon veston

Et je revois tes mains croisées sur ta poitrine
Tes ha
bits jetés sur une chaise au pied du lit
To
n pauvre c½ur faisait des petits bonds de sardines
Qua
nd j'ai posé ma tête contre lui
Dieu, tu remercies dieu, ça c'est bien de toi !
Ma
is mon amour pour toi est autrement plus fort
E
st-ce que Dieu aurait pu dormir auprès de toi
Pendant
toute une nuit sans toucher à ton corps ?

Chez la jolie Rosette au café du canal,
Sur
le tronc du tilleul qui ombrageait le bal
On pouvait lire sous deux c½urs entrelacés
Ici on peut apporter ses baisers.
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# Posté le mercredi 30 septembre 2009 15:30

Modifié le samedi 17 octobre 2009 14:00

Eva * Ete 67 (parce qu'on n'a jamais envie que ça s'arrête ...)

Eva * Ete 67 (parce qu'on n'a jamais envie que ça s'arrête ...)
Elle parle
Elle parle énormément
De
choses qu'elle ne connait que vaguement
Dont elle ne comprend que le premier rudiment

El
le parle
Avec un air si pur
Avec une voix si douce
Que bien souvent elle me rassure
E
n douce

Elle parle
Un peu de tout, un peu de rien
Et surtout de n'importe quoi
Elle parle
Un peu de toi, un peu de moi
ET surtout beaucoup d'elle meme
Elle m'aime... peut- etre

Elle
parle
Et
tant qu'elle parle mon coeur respire
Le
monde tourne
Mes
angoisse expirent
Et le malheur se détourne

Eva
, Eva
Eva
, tu m'évades
Eva,
dans un va et vient, Eva dans un "viens Eva"
T
u m'évades, on s'évade

Elle parle
Elle raconte des mensonges
Au
ssi vrais que le déséspoir qui la ronge
Aussi doux, aussi beaux
Que des accidents de landeaux

E
lle parle
Elle me met dans un boite a musique
D'ou je lui dis qu'il faut que l'on se quitte
El
le parle
Elle me dit " j't'en suppplie, je sais que sur nos vies
Il a plu
M
ais aujourd'hui le soleil brille
N'en parlons plus, n'en parlons plus"

Eva, Eva
Eva, tu m'évades
E
va, dans un va et vient, Eva dans un "viens Eva"
Tu m'évades, on s'évade
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# Posté le lundi 21 septembre 2009 05:26

Seven Pounds (souvenirs, souvenirs ...)

Seven Pounds (souvenirs, souvenirs ...)
Un film marquant. Un Will Smith époustouflant. Une trame excellente. Un suspens constant. Une parfaite réalisation. Qui laisse des traces. Des interrogations. Pourrais-je être aussi forte que lui ? Des sensations bizarres dans le creux de l'estomac. Des restes de larmes, voire de sanglots. Des sentiments proches de ceux que j'ai ressentis pour "Eternel Sunshine Of the Spotless Mind", peut-être plus à cause de la "situation de projection" que du film en lui-même, quoi que...
Un
fauteuil sur lequel je suis recroquevillée. Sans l'homme que j'aime même s'il n'est qu'un étage au dessus. Soit parce qu'il bosse, soit parce qu'il n'avait pas envie de voir le film (il ne savait peut-être pas ce qu'il ratait). Quelqu'un de sa famille à côté de moi, sur un autre canapet. Frère de sang ou frère d'accueil. Chaque fois, le film m'a retournée, et j'aurais voulu me blottir dans ces bras qui me réconfortent si bien. Mais, sans voir le film, il est difficile de consoler quelqu'un, ou même de le rassurer. Ne fût-ce que de comprendre le chamboulement interne. Et je le conçois parfaitement.
J
'espère qu'il n'y aura pas de prochaine fois ; j'aime mieux partager avec toi de vive voix ce que je ressens.

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# Posté le dimanche 30 août 2009 20:22